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Peurs et Stress
Publiée le vendredi 11 janvier

Je me suis souvent demandé ce qui justifiait les peurs que je pouvais ressentir. Cela commençait toujours par une douleur au niveau de mon estomac (plexus solaire) et suivaient des réactions de peurs. Je pouvais très bien être en train de marcher, de conduire ou tout simplement en train de discuter avec des amis. Cela ne se situait pas forcément dans le temps du travail, je pouvais vivre ces moments au cours des week end ou des vacances.

J’ai fini par m’habituer à cela puisque je n’avais pas d’explication et à me considérer comme une personne qui a peur. Ce n’est pas la peur du noir ou des araignées, non ! C’est une peur de « l’absolu » si je puis m’exprimer ainsi. Cela ne m’a pas envahi totalement, juste je constatais que je le vivais et que je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais rien faire car dès que je cherchais à comprendre ce qui expliquait cette peur, je ne trouvais aucune raison. « J’ai peur de rater ce que je fais, j’ai peur de ne pas réussir ce qu’on me demande, j’ai peur de ne pas plaire, j’ai peur de ne pas trouver de solution… J’ai peur de vivre en fait ! » Je prenais le temps de respirer et je regardais ailleurs pour ne pas lui donner d’importance et ainsi attendre que cela passe. Je pensais que cela faisait partie de moi.

 

Cette peur qui me limite !

J’avais assimilé le fait d’avoir peur. Je ne savais pas comment faire pour dépasser cela, j’ai donc sans m’en rendre vraiment compte, évité de faire ceci ou cela, ou de dire ceci ou cela. Insinueusement, je me suis limitée, en d’autres termes, j’ai limité mon champ d’action, j’ai limité mes possibles. Mon terrain de jeu s’est restreint de plus en plus et plus il se limitait plus j’alimentais ma peur… mais ça je ne le savais pas.

Une plus grosse peur pour bousculer les autres

Un drame douloureux est arrivé qui a généré une peur énorme. Cette peur a étonnamment bousculée les autres. Elles sont devenues ridicules, je ne les considérais plus comme telle car j’étais envahi par cette grande peur en moi, cette grande peur de vivre. Paradoxalement je suis sortie de ma torpeur et de ce monde réduit que je m’étais construit. Ma nature profonde et mon élan de vie m’ont submergée. J’ai compris que j’avais besoin d’aide c’est ainsi que j’ai pratiqué la sophrologie, je me suis reconnectée à mon corps, à ma nature profonde. En prenant soin de moi j’ai dépassé mes peurs, j’ai compris que je me libérais du stress.

 

Les peurs, le stress et mon cerveau

Ces peurs sont des conséquences du stress sur mon cerveau : voilà ce que j’ai compris. Oui, avoir peur est normal et utile pour se protéger. Oui, cela nous permet en tant qu’être humain, de rester vigilant et de ne pas se mettre en danger. Mais non, elle ne devrait pas nous limiter et nous empêcher d’exprimer notre nature profonde. Pour comprendre cela petite explication simple de ce qui se passe dans notre cerveau quand nous avons peur : toutes les informations que nous recevons, nous les captons par l’intermédiaire de nos 5 sens qui les envoient à notre cerveau. Celui-ci les traite et les hiérarchise, c’est différent pour chacun d’entre nous. Il traduit ensuite ces informations en fonction de ce qu’il connait, donc des expériences passées et du sens que nous lui avons donné et enregistré (je pense que là vous commencez à percevoir la genèse de la peur). Il envoie ensuite les informations à notre corps pour que nous nous adaptions à la situation, à notre environnement. Oui, nous sommes des êtres sociaux et nous nous adaptons à chaque instant.

 

Quand il y a danger (en tout cas ce que le cerveau aura traduit comme danger) il y a donc réaction de notre corps pour nous permettre d’adapter  notre comportement afin de nous protéger et de nous mettre en sécurité. C’est ce que nous voyons à l’extérieur. Et que  se passe t-il à l’intérieur ? L’amygdale cérébrale (partie du cerveau qui est le siège de la peur) réagit et lance le signal. Simultanément, la partie du cerveau qui porte en quelque sorte la raison (lobe préfrontal) « s’éteint » pour permettre au corps d’être dans la réaction afin de se sauver. Quand le danger disparait, l’amygdale se calme et le lobe préfrontal « se rallume ». L’expérience est enregistrée dans le cerveau pour nous permettre de réagir « de façon adaptée » par la suite. Tout cela est bien fait, n’est-ce pas ? Surtout si nous nous retrouvons dans une cage face à un lion affamé. Il faut savoir que pour toutes les situations considérées comme dangereuse (même si ce sont des lions chimériques) cela se passe de la même manière dans le cerveau.

 

La peur, le lion chimérique et le stress

Une parole agressive, un regard soutenu, un retard, un examen, une séparation, un déménagement, un changement d’école, de travail voici quelques lions chimériques car ils sont à l’origine de peur. Nous parlons plus souvent de stress, ce stress qui paralyse, qui rend vigilant ou qui limite. Toutes ces situations sont enregistrées dans notre cerveau comme des situations « à risque » car nous faisons face, entre autre, à l’inconnu. Elles alimentent notre bibliothèque dans notre cerveau et c’est à travers celle-ci que nous interprétons toutes les situations que nous vivons. Il y a une interprétation biaisée et cela peut produire de la peur et l’apparition de nos lions chimériques. Nous interprétons du danger là où il n’y en a pas vraiment. C’est une explication simplifiée qui me permet de mieux expliquer l’origine de mes peurs que je sentais. Ce sont les découvertes en neurosciences qui ont mis en évidence effets du stress sur le cerveau. Bien sûr l’explication est beaucoup plus scientifique mais l’essentiel est de bien comprendre le fonctionnement pour saisir où nous pouvons agir, et dévoiler notre pouvoir.

 

 

Le cerveau ne peut être «reformaté» mais il peut évoluer 

Les découvertes en neurosciences mettent clairement en évidence la plasticité de notre cerveau. Cela veut dire que nous pouvons établir de nouvelles connexions entre nos neurones. En d’autres termes, nous pouvons proposer d’élargir notre bibliothèque (avec des expériences plus positives, où nous avons osé de nouvelles choses par exemple) à travers laquelle il pourra interpréter les informations qu’il captera. Et les lions chimériques seront ainsi domestiqués. Nous avons tous ces capacités et ressources en nous et elles sont accessibles. Différentes pratiques peuvent nous permettre d’y avoir accès. En ce qui me concerne j’ai pratiqué la sophrologie et j’ai pu me rendre compte de mon changement de regard sur ce qui m’arrivait. Au fur et à mesure de mes expériences, j’ai été surprise de ne plus sentir cette peur presque permanente en moi, cette « boule de peur » nichée au niveau de mon plexus solaire. J’ai pratiqué et j’ai intégré d’autres approches pour mieux domestiquer « mes lions ». J’ai modélisé ma pratique et crée une méthode que j’ai nommé « Le secret du corps ». J’utilise des exercices en sophrologie, j’intègre aussi de l’écriture, du dessin, des mouvements, des sons, des affirmations… Ce sont toutes des pratiques que j’ai expérimentées qui me permettent de construire un programme sur mesure afin de cheminer à votre rythme vers une reconnexion avec votre nature profonde. « Le secret du corps » s’applique à tous, enfants, adolescents, adultes. Nous partons ensemble de là où vous vous situez avec vos peurs, vos habitudes jusqu’à la rencontre de vos atouts dévoilés. Ce sont des pratiques simples, agréables et même ludiques pour vous libérer du stress et enfin révéler votre champ des possibles.

 

Ne restez pas avec vos peurs, accédez à votre pouvoir de changer votre regard et votre monde.

 

Faïza Benchernine
Sophrologue et formatrice

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